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SMART BUILDING : LA REVOLUTION PAR L’USAGE ET LE BIEN ÊTRE

Dernière mise à jour : 26 mai


bureau connecté, vue d'artiste, open space


Autrefois tabou, le bien-être au travail ou au domicile est aujourd'hui l'une des grandes préoccupations des entreprises et des architectes. En développant des solutions innovantes adaptées aux usages, le marché des smart buildings (bâtiments intelligents) est en train de se faire une place en France.

Le bâtiment intelligent serait-il la clé pour améliorer les conditions de travail des salariés et des habitants ? Reposant sur l'utilisation de capteurs et de solutions communicantes, ce concept permet d'adapter, de manière autonome, le fonctionnement d'un bâtiment aux besoins de ses occupants. Pour Emmanuel François président de la Smart Buildings Alliance (SBA), association regroupant les acteurs du bâtiment intelligent et de la ville durable, cela ne fait aucun doute : « Ce type de bâtiment s'adapte aux usagers. Il écoute leurs attentes en termes de confort avec le chauffage/la climatisation, la lumière et la qualité de l'air. Avant, c'était différent, les bâtiments étaient équipés d'automatismes que l'on avait paramétrés pour qu'ils fassent telle température ou telle lumière de telle heure à telle heure mais sans être une assistance adaptée en temps réel aux usages », observe le président de la SBA.



Partage et flexibilité des espaces

Le Smart Building amène à penser les usages au-delà de l’enveloppe physique du bâtiment

Le smart office offre de nombreux avantages à ses utilisateurs. Le premier concerne le bien-être des collaborateurs. En effet, en rendant l’environnement intelligent, le smart office améliore les conditions de travail. De nombreux éléments extérieurs au bureau comme la qualité de l’air, l’éclairage ou le confort thermique influencent le bien-être des employés. Le smart office permet d’avoir des informations sur ces éléments. Il est ensuite plus simple de les adapter afin de maximiser le confort des collaborateurs. Un collaborateur heureux est un collaborateur productif. Les entreprises prennent de plus en plus le facteur du bien-être comme source de motivation. La mise en place de bureaux intelligents suit cette logique et aura pour finalité d’améliorer l’efficacité des employés.


Mobilité et continuité de service

78% des actifs de la génération Y souhaitent travailler de manière mobile


Travailler au sein d’un smart building offre de nombreux avantages à ses occupants. Le premier d’entre eux : simplifier le parcours collaborateur dans le bâtiment. Il peut être guidé dans l’édifice grâce à des solutions de géolocalisation et de cartographie des espaces, connaître en temps réel l’occupation des salles – au moyen de détecteurs de présences ou d’un système d’agenda partagé – et les réserver en quelques clics. La couverture réseau optimisée, pilier du smart building, lui permet en outre de travailler partout dans le bâtiment, y compris dans des espaces qui ne sont pas initialement dédiés au travail (extérieurs, lieux de convivialité, atrium, etc.). La mise en place d’une infrastructure digitale cohérente et l’interconnexion des outils lui permet enfin d’accéder aux ressources informatiques de type copieurs ou interfaces de travail tout en continuant à utiliser ses terminaux personnels. Le développement de l’internet des objets est un autre aspect central : il rend possible la mise en place de systèmes de maintenance prédictive des équipements du smart building, évitant les pannes pour offrir aux occupants des services efficaces sans interruption. Des capteurs connectés aux équipements peuvent aussi alerter les équipes de maintenance en cas de dysfonctionnement, et leur permettre d’intervenir rapidement.


Bien être et santé au travail

Pour 86 % des collaborateurs, l’espace de travail a un impact important sur leur bien-être, pour 80% sur leur efficacité et pour 72% sur leur motivation



maison connectée, application, smart-home

ENJEUX DU NUMERIQUE DANS LE BÂTIMENT


Le Bâtiment soumis aux lois de l’Internet

  • Mutualisation & Partage

  • Cycles courts

  • IP : c’est le quatrième fluide à gérer dans un bâtiment après l’eau, le gaz et l’électricité

Il doit être

  • Flexible

  • Modulaire

  • Sécurisé

Le bâtiment doit devenir

  • Orienté vers les services

  • Connecté et communicant

  • Ouvert et sécurisé

  • Tourné vers ses utilisateurs

PASSER DE LA PROPRIÉTÉ À L’USAGE


Voiture connectée, application, Self driving, Autonomous Vehicles, UAVs, Unmanned

  • A l’instar de l’industrie de l’automobile qui parle de Mobilité, l’industrie du Bâtiment doit parler de Services autour des Espaces, pluriels, évolutifs, multi-usages.

  • La révolution des usages à commencer par le télétravail va profondément bouleverser l’industrie du bâtiment.

  • Le Bâtiment doit devenir L’iPhone des Espaces avec des Apps pour le valoriser.

  • De nouveaux métiers émergent pour supporter et assurer ces services.


DES SERVICES AUTOUR DES ESPACES

VERS DE NOUVEAUX SERVICES AUTOUR DU SMART BUILDING


Maintenance / Exploitation

  • Maintenance multi technique

  • Conduite et pilotage des installations

  • Gestion du cycle de vie d’une installation


Energie

  • Pilotage énergétique

  • Smart Grid : demand response


Aménagement des espaces

  • Space planning

  • Transformation de l’usage (nature) d’un bâtiment

  • Gestion du mobilier


Services aux bâtiments

  • Gestion des déchets, Gestion de la propreté

  • Sécurité (risques / blessures)

  • Sureté (risques d’agression et vols)


Services aux occupants

  • Services généraux, conciergerie

  • RIE (Rapid Improvement Event)

  • Partage des biens


Bien-être & Santé

  • Confort

  • Santé

  • Maintien à domicile

LES BÉNÉFICES D’UN BÂTIMENT CONNECTÉ ET COMMUNICANT


  1. Augmenter et pérenniser la valeur de l'actif

  2. Augmenter la performance

  3. Augmenter la location et les revenus

  4. Augmenter le collaboratif

  5. Augmenter l’attractivité

  6. Augmenter l’image de marque

  7. Augmenter la flexibilité

  8. Augmenter l’interactivité


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CONTRIBUER À LA TRANSITION ENVIRONNEMENTALE


SMART CITY

Une Smart City peut être définie comme une ville équipée de différentes solutions technologiques mises au service des citoyens afin de proposer de nouveaux services aux usagers et d'améliorer l’efficacité des services publics.

Quel est le principal objectif d'une ville intelligente ?

Le principal objectif d’une ville intelligente est de réduire les coûts engendrés par la mise à disposition des services publics. Cela peut se faire en jouant sur plusieurs aspects :

  1. En réduisant les charges de fonctionnement de la ville grâce à des capteurs permettant d’optimiser la maintenance des équipements ou au remplacement de certains matériels par des systèmes moins énergivores ;

  2. En automatisant certaines tâches réalisées par des agents afin de leur permettre de gagner en productivité et de consacrer du temps sur d’autres actions ;

  3. En développant de nouveaux services pour les usagers ;

  4. En simplifiant les processus internes à la collectivité.

Au cœur de la démarche : une volonté de moderniser la gestion de la ville par l’utilisation des nouvelles technologies

Les actions de type Smart City menées par les métropoles françaises sont souvent basées sur une volonté de moderniser l’administration de la ville par l’utilisation de technologies.

Cela peut se matérialiser par la mise en place d’un réseau bas débit type LoRa, par exemple Gaia Smart Solutions à la Réunion (https://smart-solutions.gaia.re/), accompagné de l’installation de différents capteurs au sein de la ville (caméras de vidéoprotection, stations mesurant la qualité de l’air, détecteurs de présence sur les lampadaires d’éclairage public, suivi du remplissage des bennes à ordures…).


D’autres technologies, basées sur l’utilisation des données de la ville, peuvent également entrer en jeu : la vidéo-verbalisation des places de stationnement grâce à l’intelligence artificielle, l’anticipation des pannes sur les infrastructures grâce à l’utilisation d’algorithmes ou encore la régulation du trafic en temps réel avec le Big Data.


Le développement d’approches plus concertées et transversales, impliquant étroitement citoyens et entreprises dans la gouvernance urbaine


Avec la Smart City, la ville devient multi-acteurs et son développement n’est plus limité aux collectivités territoriales. Les citoyens prennent place dans la construction de la vie de quartier avec la mise en œuvre de plateforme de concertation citoyenne, qui permettent à chaque habitant de proposer des idées, de voter pour des dispositifs ou la répartition d’un budget.


Le citoyen devient donc acteur clé du développement de son lieu de vie aux côtés des autorités locales et des parties prenantes de la ville.

La ville intelligente pourrait se décomposer en trois couches technologiques, qui permettent une meilleure administration des situations et améliore la qualité de vie des usagers :


1°) Une première couche est constituée des infrastructures : ce sont les réseaux d’eau, d’énergie ou de télécommunication, le mobilier urbain ou encore les capteurs connectés. Ce premier niveau technologique est un préalable à toute démarche de ville intelligente et s’appuie sur des technologies aujourd’hui pleinement matures :

·

  • L’Internet des Objets (IoT), avec des dispositifs de capteurs et de réseaux de collecte bas débit déjà implantés sur l’ensemble du territoire (LoRA, Sigfox, LTE-M).

  • L’utilisation des smartphones et les réseaux 4G, couche technologique de base pour les usages citoyens et pour les agents en déplacement.

2°) Une seconde couche se compose des systèmes d’information, des données collectées et des logiciels gérant les métiers de la ville. Ils permettent d’analyser les informations collectées en temps réel et d’engager des actions plus adaptées aux problématiques rencontrées. De nombreux outils éprouvés existent actuellement et présentent des résultats à des niveaux industriels :

  • Le BIM (Building Information Modeling), permettant l’administration intelligente des bâtiments, basé sur une collecte systématique des données bâtimentaires. Cette technologie est à rapprocher avec la maturité actuelle des technologies domotiques, permettant le suivi à distance des bâtiments ;

  • L’automatisation, avec l’essor de logiciels de gestion automatisée permettant la mise en œuvre en temps réel de tâches répétitives nécessitant l’analyse de grande masse de données ;

  • Le Big Data et le développement de l’Intelligence Artificielle, permettant la maintenance prédictive des équipements et l’identification automatique de dysfonctionnements ;

3°) Une dernière couche est formée par les solutions finales, à destination des agents, des habitants ou encore des entreprises. Celles-ci partagent des informations utiles avec l’ensemble des protagonistes de la ville : les habitants, les travailleurs, les touristes… A ce titre, de nombreux dispositifs existent d’ores et déjà, telles que :

  • En interne : les logiciels de Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur (GMAO), de Gestion Techniques des Interventions (GTI), de supervision métier, de contrôle des achats, d’administration financière, de gestion des ressources humaines…

  • Vers les administrés : applications de signalements citoyens (Tell my City, Neocity, La Possession dans ma poche…), applications citoyennes (Ma ville dans ma poche), places de marché en ligne, application de Gestion de la Relation Usager (GRU)...

Des cas d’usages et applications multiples, allant de la sécurité jusqu’à la santé, en passant par la mobilité


Santé : l’amélioration des traitements sur les maladies chroniques, des politiques de santé publique guidées par l’analyse des données en temps réel ou encore la mise en place d’outils digitaux pour améliorer l’expérience des patients.


Sécurité : l’optimisation du trafic, l’utilisation des données par les forces de police ou encore l’optimisation des réponses en cas d’urgence.


Mobilité : les applications multimodales, la gestion intelligente du trafic ou encore la possibilité d’offrir de nouveaux moyens de déplacements.


Qualité de vie : les applications de mise en relation entre habitants, les applications de communication avec les collectivités locales ou encore les applications de mise en relation entre voisins.


Environnement : la mesure de la qualité de l’air, l’optimisation des réseaux énergétiques, la détection de fuite sur les réseaux d’eau ou encore la collecte intelligente des déchets...

Les citadins, quant à eux, interviennent en donnant leur avis sur les actions de la ville, via des plateformes de concertation citoyenne ou peuvent collaborer au sein d’association de quartier.


Pour assurer le succès d’une initiative Smart City, il apparaît nécessaire d'impliquer un ensemble de diverses parties prenantes : des structures de l’aménagement urbain, des acteurs des réseaux et des infrastructures de la ville, des experts dans les nouvelles technologies, les habitants de la ville…


Pour collaborer, ces différentes parties prenantes ont besoin de stratégies unifiées, menées par la collectivité, qui doivent pouvoir définir une vision globale du projet, des objectifs à atteindre et répartir la responsabilité de chacun par rapport au projet dans son ensemble. Cela permettra ensuite aux différents acteurs de pouvoir s’associer pour créer des dispositifs interopérables et compatibles.


Références :

https://www.tactis.fr/smart-city-exemples-france/

https://www.realease-capital.fr/blog/smart-building-les-salaries-au-coeur-de-la-revolution-numerique/

https://www.moffi.io/blog/future-of-work/smart-office-espaces-de-travail

https://www.smartbuildingsalliance.org/experience-du-batiment-wave-r2s-trois-etoiles-decrypte



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